Cinq enquêtes barométriques pour suivre les comportements, les opinions et les impacts psychosociaux du confinement

Publié par Mission Société Numérique
Actualités 27.04.2020

Les sciences sociales et les instituts de sondage sont mis à contribution, depuis quelques semaines, pour  mesurer, analyser et expliquer les perceptions et les réactions de la population face à la maladie causée par le coronavirus (SRAS) -CoV-2) et face au confinement.

Le Comité scientifique, dans son avis publié le 2 avril, soulignait  « l’intérêt de disposer d’indicateurs sociaux du confinement. Leur production pourrait être confiée à un observatoire indépendant associant des contributions publiques, privées et citoyennes. Des éléments quantitatifs et qualitatifs pourraient être enrichis, multipliés et rassemblés à partir de méthodes et de sources variées, académiques ou non, y compris issues de grands acteurs du numérique, afin à produire des éléments de connaissance et d’appréciation transparents sur le confinement ».

Santé publique France suit l’évolution des comportements et de la santé mentale pendant le confinement

Depuis le 23 mars, l’agence sanitaire prend le pouls des Français grâce à des sondages réalisés par BVA auprès de 2000 internautes de 18 ans et plus. Le dispositif vise à suivre l’évolution des comportements des Français (notamment leur adhésion aux gestes barrières) et de leur santé psychique, et à identifier les facteurs de vulnérabilité. Cinq vagues d’enquêtes sont prévues : du 23 au 25 mars, puis du 30 mars au 1er avril, et tous les 15 jours.

 

Le CEVIPOF observe et mesure les Attitudes des citoyens face au COVID-19

Le projet Citizens “Attitudes Under the COVID-19 Pandemic”, coordonné par le CEVIPOF, pour sa part, étudie les représentations, les attitudes et les réactions du grand public dans le contexte de la pandémie de COVID-19 dans un certain nombre de pays exposés au coronavirus.

Il se donne pour objectif de

  • Mesurer la dynamique des perceptions et des représentations (saociales) entre différents groupes de personnes, sur la base d’échantillons représentatifs stratifiés.
  • Expliquer les raisons pour lesquelles les gens sont plus ou moins susceptibles de se conformer aux recommandations publiques dans certaines circonstances (à enquêter par sondage en ligne et expériences randomisées).
  • S’attaquer aux mécanismes de causalité par lesquels les gens perçoivent l’importance de la façon dont le virus se diffuse différemment et réagissent en conséquence au discours des autorités publiques et des autres leaders d’opinion dans leur communauté.
  • Étudier les conditions dans lesquelles la période post-COVID-19 est susceptible à la fois d’augmenter la fragmentation au sein des sociétés et d’affecter la cohésion sociale.

Outre sa contribution académique, ce projet vise à aider les pouvoirs publics à prendre des décisions et à concevoir des politiques efficaces, notamment en matière de diffusion d’informations

Chaque semaine, l’équipe de recherche fournit aux décideurs politiques (élus, cadres du gouvernement, hauts fonctionnaires, etc.) des notes d’analyse.

« Le Jour d’après » de l’Obsoco : pour comprendre comment cette crise sanitaire accélère les mutations

L’ObSoCo (Observatoire Société et Consommation a mis en place un dispositif, baptisé Le Jour d’après, pour comprendre si et comment cet événement sans précédent accélère les mutations déjà à l’œuvre dans notre société et nos modèles de consommation.

« Chaque jour, 50 Français sont invités à partager leur ressenti et les moments marquants de leur journée. L’Obsoco suit également leur perception de la situation nationale et internationale, leur rapport au travail, leurs déplacements, la façon dont ils s’approvisionnement, leurs courses et leurs achats, leurs activités et loisirs, leurs relations et interactions avec les autres ».

Les données quantitatives sont quant à elles issues d’une enquête réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 1500 personnes représentatives de la population française.

DataCovid : comment l’épidémie change le comportement des Français

L’association Datacovid, avec l’institut Ipsos, a mis au point une enquête pour mesurer l’inquiétude des Français et observer dans le détail leur comportement. Appuyée sur un large panel de 5 000 Français, conçue avec des scientifiques, cette étude « est un projet de science citoyenne, qui a avant tout pour vocation de fournir des données en open data aux chercheurs et aux pouvoirs publics ». Elle est financée par des partenaires privés : Gilead, Amgen, Johnson & Johnson, Roche, CNP, Vinci et la RATP. Semaine après semaine, on pourra mesurer les évolutions.

Le consortium Coconel analyse le ressenti et le comportement des français face à au confinement

Coconel (pour Coronavirus et Confinement : Enquête longitudinale) est une enquête en ligne déployée par l’institut de sondage IFOP auprès d’un panel d’un millier de personnes représentatif de la population française adulte sur divers aspects de la crise actuelle. Conduite par un consortium de chercheurs de l’UMR Vitrome, du Centre d’investigation clinique Cochin-Pasteur, de l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et de l’Observatoire régional de la santé Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’étude Coconel vise à suivre plus spécifiquement la réponse psychologique, émotionnelle et comportementale de la population française à l’épidémie de COVID-19 et au confinement. Déployés par vagues successives, ces questionnaires sont ensuite analysés par les chercheurs qui transmettent leurs notes de recherche au conseil scientifique du gouvernement, à Santé Publique France et à la Direction Générale de la Santé.

Mission Société Numérique

La Mission Société Numérique est une mission d’appui aux collectivités et aux acteurs de proximité sur les questions liées au numérique. Elle met en œuvre un programme d’actions pour favoriser l’autonomie et la capacité de tous à saisir les opportunités du numérique et favoriser le développement numérique des territoires. Elle pilote les plans “Numérique Inclusif” et “Tiers-Lieux” du Gouvernement.