Métropoles, villes moyennes, milieu rural, universités : les tiers-lieux à l’assaut des territoires

Publié par Mission Société Numérique
Dossiers 26.02.2020

Depuis plusieurs années, à l’initiative d’acteurs privés et de collectivités territoriales, de nouveaux lieux d’activités et de services se sont créés partout en France : coworking, campus connecté, atelier partagé, fablab, garage solidaire, makerspace, friche culturelle, maison de services au public. De nouveaux « formats » de tiers lieux émergent, comme les microfolies ou des tiers lieux destinés à l’insertion professionnelle.

En permettant aux personnes (porteurs d’un projet local ou d’un projet d’entreprise, travailleurs independants,  salaries, associatifs, personnes en recherche d’emploi …) de se regrouper, de travailler, de faire ou d’entreprendre ensemble, les tiers-lieux sont les nouveaux lieux du lien social, de l’émancipation  et des initiatives collectives. Ils se sont développés grâce au déploiement du numérique partout  sur le territoire.

Ces tiers lieux  s’inscrivent ainsi dans les grandes transitions de notre société :

  • Les transformations du travail : essor du statut indépendant, du télétravail, démarches d’innovation ouverte : les tiers lieux sont des terreaux de l’innovation socioprofessionnelle.
  • L’émergence de la « société apprenante » : les tiers lieux sont des terrains privilégiés de l’apprentissage tout au long de la vie
  • La transition écologique : les tiers lieux inventent toutes sortes d’initiatives autour du partage, du prêt, du réemploi des biens et de la frugalité énergétique.

Tous ces lieux sont leur spécificité, leur mode  fonctionnement, leur mode de financement, généralement ancrés dans une communauté. Tous permettent les rencontres informelles, les interactions sociales, favorisent la créativité et les projets collectifs.

Depuis l’émergence du concept de tiers lieux en France, on assiste a un double mouvement d’institutionnalisation (les collectivités voient dans les tiers lieux des vecteurs de développement territorial ou de revitalisation) et de structuration : au niveau d’une métropole (Coworking Grand Lyon, Coworking Nantes),  d’un département, d’une région  (comme  en Nouvelle Aquitaine ou dans les Hauts de France), via le mouvement coopératif, ou par types de tiers lieux (comme Le Réseau Français des Fablabs RFFLabs).

Suite à la remise du rapport de la Mission Coworking  Faire ensemble, pour mieux vivre ensemble , menée par Patrick Levy-Waitz, les  tiers lieux font désormais l’objet du programme interministériel Nouveaux lieux, nouveaux liens.

Ce programme s’appuie sur le Conseil National des Tiers-Lieux, ccomposé de 63 membres représentants de la diversité des tiers-lieux en France (espaces de coworking, fablabs, friches culturelles, tiers-lieux éducatifs) et sur  France Tiers-Lieux,  bras opérationnel du Conseil et l’interface entre ce dernier et l’ensemble des acteurs à mobiliser, acteurs publics, institutions et acteurs privés .

Actualités 13.01.2020

1700 espaces de travail partagé en France : leur nombre a triplé depuis 2017

1700 espaces de travail partagé en France : leur nombre a triplé depuis 2017

C’est en 2008 que le premier espace de travail partagé français, La Cantine, a ouvert ses portes. Depuis, le nombre d’espaces destinés au travail partagé  en France est passé de 360 en 2015 à 600 en 2017.

L’indice du coworking, réalisé par BAP (un opérateur d’espaces de coworking) en recense 1 700 en 2019 : plus d’un million de m2. Les deux tiers d’entre eux ont moins de 3 ans.

8 % des espaces ont plus de 200 postes mais représentent 45 % de la surface totale du marché

L’Ile-de-France (Paris inclus) et les dix plus grandes villes de France totalisent 58 % des espaces de coworking, soit 72 % de la surface totale en termes de m2. L’Ile-de-France à elle seule concentre 56 % des mètres carrés.

Actualités 13.01.2020

1700 espaces de travail partagé en France : leur nombre a triplé depuis 2017

Rapports 29.10.2019

Le Réseau Français des Fablabs dresse un panorama des fablabs en France

Le réseau français des fablabs dresse un panorama des Fablabs en France

L’enquête conduite par le Conseil Scientifique du Réseau Français des Fablabs (RFFLabs) a met en relief une grande diversité des activités proposées

81 % des structures proposent des activités de formation (81 %) et d’initiation (97 %). L’organisation d’évènements (80 %) ou d’expositions (29 %) prennent également une grande place dans la vie de ces lieux. Au quotidien, les activités liées à la réparation (86 %), à la fabrication (80 %) ou au bricolage (86 %) occupent une grande partie du temps. L’accueil du jeune public (71 %) est par ailleurs favorisé et encouragé.

On y apprend que les Fablabs proposent souvent des activités plus directement professionnelles, directement liées au prototypage (69 %) et à l’accompagnement de projet (68 %). Un autre volet, plus lucratif, concerne le coworking (37 %) et la privatisation de l’espace (34 %). « Pour de nombreux lieux, ces activités peuvent représenter des sources de revenus intéressantes ». 47 % des structures ont dédié une partie de leur espace à des bureaux ou pour des activités administratives.

81% des structures proposent des activités de formation (81 %) et d’initiation (97 %). L’organisation d’évènements (80 %) ou d’expositions (29 %) prennent également une grande place dans la vie de ces lieux.

Au quotidien, les activités liées à la réparation (86 %), à la fabrication (80 %) ou au bricolage (86 %) occupent une grande partie du temps. L’accueil du jeune public (71 %) est par ailleurs favorisé et encouragé.

Les Fablabs proposent souvent des activités plus directement professionnelles, directement liées au prototypage (69 %) et à l’accompagnement de projet (68 %). Un autre volet, plus lucratif, concerne le coworking (37 %) et la privatisation de l’espace (34 %). « Pour de nombreux lieux, ces activités peuvent représenter des sources de revenus intéressantes » notent les auteurs de l’étude.

Rapports 29.10.2019

Le Réseau Français des Fablabs dresse un panorama des fablabs en France

L’AFPA transforme ses centres de formation en tiers-lieux de l’insertion professionnelle

L’Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) va transformer ses centres de formation en tiers-lieux de l’insertion professionnelle et sociale accueillant des partenaires publics et privés. Une quinzaine de ces “villages” devraient émerger dès 2020.

Après une douloureuse restructuration, l’agence tente ainsi de renouveler son offre pour l’insertion et pour l’emploi avec ses partenaires. Avec France Active, par exemple, l’AFPA pourra  contribuer à l’insertion par l’activité économique (IAE) et accompagner le financement de projets d’entreprises. L’AFPA envisage d’accueillir dans ses « villages » des partenaires dans le domaine de la recherche d’emploi, des garages solidaires, des crèches.

« De 2019 à 2022, la Banque des Territoires mobilisera ses capacités d’ingénierie, de financement et de développement territorial pour accompagner l’Afpa dans ce programme d’innovation sociale et territoriale ». 

Les tiers-lieux au service de l’insertion : un appel à projets en région nouvelle-aquitaine

Pôle Emploi, la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire (CRESS) et la Coopérative des Tiers-Lieux se sont associés pour « tester de nouveaux formats de remobilisation et de mise en mouvement des demandeurs d’emplois et/ou porteurs de projets au sein des tiers-lieux de la Région Nouvelle-Aquitaine » au travers d’un appel à projets.

En 2018, Pôle Emploi Nouvelle-Aquitaine s’est engagé à soutenir des projets innovants, en lien avec le développement territorial, afin d’élargir son offre de services en direction des demandeurs d’emploi :  formation, couveuse, coopératives d’emploi, bénévolat renforcé et valorisé, valorisation des compétences, tutoratPole Emploi a ainsi noué un partenariat avec  la Coopérative des Tiers-Lieux.

Cet appel à projets doit favoriser l’émergence d’actions concrètes permettant un rapprochement territorial  entre les Tiers Lieux et Pôle Emploi.

Seuls les tiers-lieux ou les réseaux de tiers-lieux ayant leur siège social en Nouvelle-Aquitaine et relevant de l’économie sociale et solidaire peuvent candidater :associations, coopératives, fondations, Entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS).

Des tiers-lieux se frayent une place désormais dans les universités

Proto204 à Paris-Saclay,  UL factory à l’Université de Limoges, La centrif’ à la Cité Descartes, Ludomaker à l’Université Paris 13 , UBee Lab à l’Université de Bordeaux,  ou encore La fabrique de l’innovation  à l’Université de Lyon… autant d’appellations pour désigner ces tiers-lieux académiques, qui voient le jour à proximité des écoles et des universités.  

« Entre espace de coworking et terrain d’innovation, conçus comme des fablab ou comme des incubateurs,  ces tiers-lieux permettent aux étudiants, aux chercheurs ou encore aux enseignants d’enrichir leurs compétences afin de mener à bien leurs projets».

Encore hybrides, ces espaces de travail collaboratif réunissent étudiants, entrepreneurs, jeunes diplômés, doctorants, enseignants et entreprises, avec pour seul but celui de réaliser des projets innovants».

(Re)créer du lien social

« L’un des premiers objectifs des tiers-lieux  est de favoriser les échanges. Les  tiers-lieux conviennent aussi bien aux enseignants qui cherchent à partager leurs expériences avec des pairs qu’aux étudiants en quête d’un réseau pour leur future vie professionnelle. Quant aux jeunes indépendants, ils peuvent sortir de l’isolement dont ils peuvent parfois souffrir».

De plus en plus de bibliothèques universitaires se dotent également de salles de travail ou de réunion pour répondre aux évolutions des besoins de leurs usagers.

Un sas entre les mondes académique et professionnel

« Quel que soit leur forme, les tiers-lieux ont vocation à créer un espace de transition entre l’université et la vie professionnelle. À l’université de Nice, le tiers-lieu est aussi bien un espace d’innovation sociale, où les passerelles entre les étudiants et les quartiers sont encouragés, qu’une plate-forme d’orientation, d’insertion professionnelle et d’engagement».

Le tiers-lieu de l’université de Toulouse 3-Paul-Sabatier s’affiche, lui, comme un pré-incubateur. Il offre une alternative aux étudiants par rapport aux formations classiques.

« Ces  tiers-lieux non-académiques font de plus en plus de place aux futurs diplômés. Ils peuvent accueillir comme dans la  La Colloc, à Lorient, des créateurs d’entreprise, organiser des conférences ou des ateliers de coworking pour mettre les etudiants en contact avec des professionnels».  

Tiers lieux ruraux : une recherche-action dans 12 départements, une expérimentation sur 25 sites

Le mouvement « Familles Rurales »  lance une recherche-action dans 12 départements avec une expérimentation sur 25 sites. Ce projet , baptisé Port@il, se déroulera jusqu’en 2021.

Démarche apprenante de capitalisation autour d’expérimentations locales, le projet Port@il, se déploie autour de cinq volets  :

  • des expérimentations locales : 25 au sein de Familles Rurales, d’autres à la Croix rouge (6 projets) et au MRJC-Mouvement rural de jeunesse chrétienne (« Fabriques du monde rural »).
  • un volet d’accompagnement des porteurs de projet, avec des formations, des outils en direction de différentes cibles : porteurs de projet, bénévoles, salariés, animateurs des lieux, élus et décideurs.
  • un volet de capitalisation et d’étude avec des travaux thématiques et une étude d’impact social pour prendre une photographie aujourd’hui et y retourner dans trois ans pour voir ce que les tiers-lieux ont produit comme effets, comme dynamiques sur leur territoire.
  • un volet de communication pour valoriser les projets locaux, diffuser les résultats avec un site internet, une newsletter, un programme d’événements régionaux et nationaux.
  • un volet de pilotage et de coordination, qui réunit notamment les partenaires tous les 6 mois dans un comité de pilotage national.

Le projet « PORT@iL » bénéficie d’un financement du FEADER et s’inscrit dans le cadre de l’appel à projets du Réseau rural français « Mobilisation collective pour le développement rural » (MCDR).

« Tiers Lieux Occitanie » : 80 espaces labellisés

Pour encourager le télétravail, la mobilité et les usages numériques, la Région Occitanie Pyrenées-Méditerranée a créé le label « Tiers Lieux Occitanie » pour rendre plus visibles ces espaces de coworking et de coopération, et constituer un réseau régional.

Le Réseau des Tiers Lieux labellisés d’Occitanie compte près de 80 espaces labellisés au fil des différents appels à Projets diffusés par la Région.

Le label « Tiers Lieux Occitanie » permet de garantir aux usagers, aux entreprises, aux salariés, aux indépendants, une qualité d’accueil et de services ainsi que des conditions de travail conformes à la législation.

Globalement, la Région consacre plus de 2 M€ pour soutenir les tiers-lieux dans toute l’Occitanie. Ils sont référencés sur une plateforme web réalisée par l’agence régionale Ad’Occ, en charge de l’animation du réseau.

Dans son rapport 2018, la Mission Coworking du CGET avait recensé 163 tiers-lieux en Occitanie au début de l’année 2018.

95 CDI, 74 CDD et 2400 bénévoles pour faire vivre les tiers lieux en Nouvelle Aquitaine

Les Régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes  encouragent depuis plusieurs années le développementdes tiers lieux . Elles s’etaient concertées en 2015 et en 2016 au travers d’appels  à manifestation d’interet communs aux trois régions.  La région Nouvelle Aquitaine, qui resulte de la fusion de ces trois regions, prévoit un réseau d’environ 300 tiers-lieux en 2020.   

La Coopérative des tiers-lieux, qui observe tous les ans depuis sa création l’évolution des tiers-lieux en Nouvelle-Aquitaine, a fait en 2019  le choix de vérifier que les promesses communiquées par les tiers-lieux avaient une réalité dans la vie des utilisateurs. a recueilli les réponses de 206 tiers lieux. Selon le panorama qu’elle a dressé en 2019, à partir des réponses de 206 tiers lieux, « les tiers lieux se portent bien avec une volonté de continuer sur la même lancée à 68% et de développer de nouveaux contenus et  services au sein du lieu à 38%. L’évolution de leurs implantations est encore très présente avec 32% d’entre eux qui projettent d’agrandir leurs espaces, 13% programment un déménagement ou encore 16% pensent à ouvrir un nouveau lieu ou essaimer ».

« Les relations avec les collectivités territoriales se développement également avec une progression à la fois sur l’intensité des relations étudiées et la diversité des institutionnels concernés. Les partenariats s’ouvrent également avec des liens très forts avec des structures de l’économie sociale et solidaire d’une part, à 68%, les acteurs de la culture à 46%, de l’éducation et de la jeunesse à 40% et des acteurs de la solidarité à 29% ».

« Ces nouvelles données », observe  la Coopérative des tiers-lieux, « vont dans le sens d’une professionnalisation du mouvement avec le recensement de 195 emplois en CDI et 74 CDD et montrent également une forte mobilisation avec plus de 2400 bénévoles à l’œuvre pour faire vivre le quotidien des tiers-lieux.  

« Les utilisateurs confirment la tendance avec un taux de 82% d’entre eux qui jugent l’accueil excellent et qui estiment que leur fréquentation dans un tiers-lieu leur a permis d’abord d’élargir leur réseau amical pour 70% des répondants, améliorer leur qualité de vie au travail pour 64% d’entre eux ».

Ouverture des 534 premières France Services

Le Gouvernement s’était engagé à déployer un réseau d’espaces France Services à moins de 30 minutes de leur domicile. L’objectif est de couvrir chaque canton par au moins une structure France Services d’ici à fin 2022.

Piloté par le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales via le CGET, ce réseau vise à faciliter l’accès des citoyens à un panier de services publics de qualité. Les usagers pourront effectuer diverses démarches administratives dans un lieu unique et se renseigner auprès d’agents polyvalents, formés de manière pointue et efficace.

Le Premier ministre, Édouard Philippe, avait dévoilé, à l’occasion du 4e Comité interministériel de la transformation publique, une première liste des sites.

En février 2020, 534 premières France Services ont ouvert en métropole et dans les territoires ultramarins.

Déploiement d’ici 2022 de 1 000 micro-folies, une nouvelle génération de tiers-lieux, culturels et numériques

Le programme des Micro-Folies est un dispositif de politique culturelle « Hors les murs ». Ces espaces modulables intègrent un musée numérique, un Fab-Lab, un espace de rencontre « et permettent à ses visiteurs de se situer des deux côtés de la création en étant spectateur mais également créateur ».

À l’origine, les Micro-Folies sont un concept mis en œuvre, en 2017, par l’établissement public du parc et de la Grande Halle de La Villette, avec une douzaine d’opérateurs nationaux (musée du Louvre, Centre Georges-Pompidou…). Il s’agit d’un kit proposé aux collectivités territoriales afin de favoriser la démocratisation culturelle.

«Ce concept peut s’implanter dans un bâtiment existant ou dans un nouvel équipement.  Cet espace se décline autour d’un musée numérique, permettant de découvrir des œuvres virtuellement, d’un espace scénique ouvert à des spectacles vivants et des manifestations culturelles, d’un FabLab, d’un café et d’éléments pédagogiques autour des œuvres présentées. Cette souplesse et cette modularité permettent une ouverture aux habitants et aux acteurs culturels locaux, afin d’impulser une vraie dynamique de proximité ».  Un partenariat entre les ministères de la Cohésion des territoires et de la Culture s’est construit pour promouvoir cette démarche innovante. Éligible à la dotation des crédits de la politique de la ville, le dispositif a également pour ambition de créer une dynamique avec les projets culturels des territoires. Il bénéficie d’un accompagnement des services de l’État. Le coût d’adhésion au réseau des Micro-Folies s’élève à 15 000 €, montant pris en charge par le ministère de la Culture».

80 « fabriques de territoire » et «fabriques numériques de territoire » labellisées

Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et Julien Denormandie, ministre chargé de la Ville et du Logement, ont dévoilé le 3 février le nom des 80 premières structures lauréates de l’appel à manifestation d’intérêt « fabriques de territoire et fabriques numériques de territoire ».

Le Gouvernement a lancé, en juillet 2019, un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour encourager la dynamique des tiers-lieux dans les territoires. Doté de 45 millions d’euros, il vise à identifier d’ici 2022, 300 fabriques de territoire, existantes ou en projet, dont 150 seront implantées en quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) et 150 dans les territoires ruraux.

L’État va ainsi soutenir à hauteur de 75 000 à 150 000 euros,  sur  trois  ans,  les  fabriques  de  territoire,  le  temps  pour  ces structures de conforter leur équilibre économique. Le financement proposé par l’État tient compte de l’offre de services et du lieu d’implantation.

Parmi elles :

  • 48 fabriques de territoire bénéficieront du soutien de l’État pour incarner de véritables lieux « ressource » pour le réseau de tiers-lieux du territoire. Une fabrique de territoire aura ainsi un rôle de mise en commun, porté vers la création d’activités, les coopérations entre acteurs et le développement local, bénéficiant à l’ensemble de l’écosystème qui anime le territoire. Ces lieux bénéficieront notamment d’une subvention d’amorçage de l’État pouvant aller jusqu’à 50 000 euros par an sur trois ans ;
  • 32 fabriques numériques de territoire proposeront de nombreuses activités autour du numérique aux habitants et professionnels du territoire. Elles seront soutenues, en plus de la subvention d’amorçage pouvant aller jusqu’à 50 000 euros par an sur trois ans, par un bonus financier de 100 000 euros par tiers-lieu.

L’AMI est ouvert jusqu’en 2021 et les deux prochaines vagues se clôtureront le 30 mars et le 20 juin 2020.

Mission Société Numérique

La Mission Société Numérique est une mission d’appui aux collectivités et aux acteurs de proximité sur les questions liées au numérique. Elle met en œuvre un programme d’actions pour favoriser l’autonomie et la capacité de tous à saisir les opportunités du numérique et favoriser le développement numérique des territoires. Elle pilote les plans “Numérique Inclusif” et “Tiers-Lieux” du Gouvernement.