Des tiers-lieux se frayent une place désormais dans les universités

Expériences 05.02.2020

Proto204 à Paris-Saclay,  UL factory à l’Université de Limoges, La centrif’ à la Cité Descartes, Ludomaker à l’Université Paris 13 , UBee Lab à l’Université de Bordeaux,  ou encore La fabrique de l’innovation  à l’Université de Lyon… autant d’appellations pour désigner ces tiers-lieux académiques, qui voient le jour à proximité des écoles et des universités.  

« Entre espace de coworking et terrain d’innovation, conçus comme des fablab ou comme des incubateurs,  ces tiers-lieux permettent aux étudiants, aux chercheurs ou encore aux enseignants d’enrichir leurs compétences afin de mener à bien leurs projets».

Encore hybrides, ces espaces de travail collaboratif réunissent étudiants, entrepreneurs, jeunes diplômés, doctorants, enseignants et entreprises, avec pour seul but celui de réaliser des projets innovants».

(Re)créer du lien social

« L’un des premiers objectifs des tiers-lieux  est de favoriser les échanges. Les  tiers-lieux conviennent aussi bien aux enseignants qui cherchent à partager leurs expériences avec des pairs qu’aux étudiants en quête d’un réseau pour leur future vie professionnelle. Quant aux jeunes indépendants, ils peuvent sortir de l’isolement dont ils peuvent parfois souffrir».

De plus en plus de bibliothèques universitaires se dotent également de salles de travail ou de réunion pour répondre aux évolutions des besoins de leurs usagers.

Un sas entre les mondes académique et professionnel

« Quel que soit leur forme, les tiers-lieux ont vocation à créer un espace de transition entre l’université et la vie professionnelle. À l’université de Nice, le tiers-lieu est aussi bien un espace d’innovation sociale, où les passerelles entre les étudiants et les quartiers sont encouragés, qu’une plate-forme d’orientation, d’insertion professionnelle et d’engagement».

Le tiers-lieu de l’université de Toulouse 3-Paul-Sabatier s’affiche, lui, comme un pré-incubateur. Il offre une alternative aux étudiants par rapport aux formations classiques.

« Ces  tiers-lieux non-académiques font de plus en plus de place aux futurs diplômés. Ils peuvent accueillir comme dans la  La Colloc, à Lorient, des créateurs d’entreprise, organiser des conférences ou des ateliers de coworking pour mettre les etudiants en contact avec des professionnels».  

 

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