Select Page

Premiers résultats de l’enquête Capuni sur l’évolution des usages numériques en Bretagne

Le Groupement d’Intérêt Scientifique M@rsoin mène  depuis 2002 une enquête sur les Équipements et usages des particuliers et ménages en Bretagne : 7 enquêtes ont déjà été réalisées (2014, 2012, 2009, 2008, 2006, 2004 et 2002). Ces enquêtes, réalisées avec le soutien de la Région Bretagne, portent sur 2000 individus.

Cette nouvelle édition de l’enquête en Bretagne s’inscrit en 2019 dans le cadre du programme CAPUNI : une enquête nationale menée auprès de 7500 personnes de plus de 18 ans (un échantillon national et quatre sur-échantillonnages). Pour la Bretagne, elle porte sur 1500 individus représentatifs de la population de France métropolitaine (âgée de 18 ans et plus) et 500 habitants des zones rurales isolées (ZRI).

L’objectif principal de cette nouvelle enquête est de « comprendre les usages et les non usages du numérique pour un ensemble d’activités quotidiennes, et d’identifier dans quelle mesure la distance au numérique peut avoir un impact sur le taux d’équipement, le sentiment de facilité ou d’empowerment pour un ensemble de tâches du quotidien, dont les démarches administratives en ligne ».

Avec 87 % d’internautes, la Bretagne se situe légèrement en deçà de la moyenne nationale

87 % des Bretons de 18 ans et plus sont considérés comme internautes en 2019, c’est-à-dire qu’ils se sont connectés à Internet au moins une fois au cours des 3 derniers mois, via un appareil (ordinateurs, smartphone, tablette, etc.). C’est trois points de moins que la moyenne nationale (90 %).

Le niveau de vie — significatif jusqu’ici — tend à ne plus jouer plus sur le fait d’être internaute ou non. Le niveau d’étude, lui, continue de jouer, même s’il s’estompe également : parmi les bretons diplômés du supérieur, 96 % sont internautes contre 75 % des personnes ayant arrêté leurs études avant le baccalauréat (en 2004, la proportion était de 94 % contre 60 %)».

Finalement, en 2019, c’est principalement l’âge qui explique la non-connexion à Internet : la fracture générationnelle persiste par rapport aux enquêtes précédentes : on compte 100 % d’internautes chez les bretons âgés 18 à 29 ans, 81 % chez les 60 à 74 ans et moins de 35 % pour les personnes âgées de 75 ans et plus».

93 % des internautes bretons échangent des mails. « l’échange de courriers électroniques, notent les auteurs de l’étude, plafonne depuis quelques années : les internautes bretons ne sont pas plus nombreux à envoyer des mails au moins une fois par mois aujourd’hui qu’en 2014 (environ 85 %) ».

92 % cherchent des informations sur Internet (tous supports confondus), sensiblement autant qu’en 2014 : 50 % effectuent tous les jours ou presque des recherches d’informations sur l’instant (typiquement : recherche immédiate via google d’une question que l’on est en train de se poser à ce moment-là).

Banalisation de la prise de rendez-vous médicaux en ligne

Parmi les activités qu’il est possible de réaliser via le numérique, le laboratoire Marsoin a choisi de faire un focus dans cette enquête sur celles « en voie de numérisation” comme prendre un rendez-vous médical ou suivre la scolarité des enfants.

Apparues en 2013, les plateformes de prise de rendez-vous en ligne sont aujourd’hui privilégiées par 18 % des internautes bretons, tandis que 16 % d’entre eux déclarent prendre leurs rendez-vous “autant via le numérique que sans”.

Quant au suivi de la scolarité des enfants, le numérique est désormais tout à fait banalisé et tend même à devenir la norme. 37 % des internautes bretons ayant au moins un enfant scolarisé favorisent le numérique pour suivre la scolarité de leur(s) enfant(s) et 26 % d’entre-eux le fait autant avec le numérique que sans.

Quelques activités où l’on ne peut (presque) plus se passer du numérique

  • Si 2 % des internautes bretons concernés par la recherche d’emploi déclarent éviter le numérique et 23 % ne jamais passer par le numérique pour effectuer cette tâche, 59 % d’entre eux favorisent le numérique pour chercher un emploi ; 15 % panachent leurs manières de chercher un emploi (ils le font autant avec que sans le numérique).
  • Les internautes bretons ne sont plus que 13 % à ne jamais utiliser le numérique pour effectuer des opérations bancaires.
  • Une majorité des bretons estime qu’avec Internet, il est « facile» d’effectuer ds opérations bancaires (72 %), de réaliser les opérations relatives aux démarches pour la CAF (61 %), à la Sécurité Sociale (59 %), ou les impôts (63 %).

Les auteurs rappellent, toutefois, que 13 % ne sont pas internautes. Parmi eux, 35 % déclarent « ne plus se sentir capables»  d’utiliser le numérique , 10 % limitent volontairement leurs usages numériques et 60 % d’entre eux se disent «plus heureux» en n’utilisant pas le numérique.

À propos de l'auteur

Labo ouvert

Collectivités, acteurs publics, chercheurs, citoyens, envoyez vos propositions d'articles ou de valorisation de données !

.

Twitter

Rubriques