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En 2018, 43 % des jeunes ont signé une pétition ou défendu une cause sur internet

Le Baromètre de la jeunesse, réalisé à la demande de la direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA), réalisé auprès de 4 500 jeunes de métropole et d’outre-mer âgés de 18 à 30 ans, s’attache à saisir, chaque année, l’état d’esprit des jeunes, leur satisfaction vis-à-vis leur vie actuelle et leur regard sur leurs perspectives futures.

En 2018, selon  la troisième édition de ce Baromètre, « les deux tiers des 18-30 ans se disent confiants dans l’avenir, une proportion en progression depuis 2016». (En 2016, l’enquête avait été réalisée quelques semaines après les attentats du 13 novembre 2015).

Outre les thématiques de parcours résidentiel, d’accès aux droits sociaux et aux soins, de mobilité et d’expérience internationale, le Baromètre se penche aussi sur l’engagement citoyen des jeunes : adhésion associative, engagement bénévole, freins et leviers à l’engagement bénévole, différentes formes de participation à la vie publique au cours des douze mois précédant l’enquête, participation électorale).

  • Si le vote est la forme d’engagement la plus répandue auprès des jeunes (66 % d’entre eux ayant voté au moins une fois à une élection), elle est loin, toutefois, d’être l’unique forme d’engagement des jeunes dans la vie publique et politique.
  • En 2018, 43 % des jeunes ont signé une pétition ou défendu une cause sur internet, un blog, un réseau social et 37 % ont donné de leur temps bénévolement.
  • De manière plus marginale, 15 % des jeunes ont participé à une manifestation, à une grève ou à une occupation des lieux, 11 % ont participé à une concertation publique et 8 % ont adhéré ou renouvelé l’adhésion à un parti politique. 20 % de jeunes indiquent en outre participer à la vie publique sous une autre forme qu’une de celles proposées dans le cadre du baromètre.

La signature d’une pétition ou la défense d’une cause sur internet, première forme d’engagement chez les jeunes après le vote

Les formes numériques de participation à la vie publique sont en constante augmentation depuis 2016, date à laquelle elle ne concernait qu’un tiers des jeunes interrogés.

  • Elles sont plus présentes chez les jeunes femmes (48 %) que chez les jeunes hommes (38 %).
  • Elles sont identiques chez les 25-30 ans, et chez les 18-24 ans (43 %).
  • Les jeunes peu diplômés, d’un niveau inférieur au baccalauréat, s’emparent moins de cette forme de participation (39 %) que leurs homologues plus diplômés (46 %). De même que les jeunes sans emploi.
  • Les étudiants restent les plus investis dans cette pratique, de surcroît en progression auprès d’eux : 47 % en déclarent l’usage en 2018 contre 43 % en 2017. Les étudiants sont également plus enclins que le reste des jeunes à participer à une concertation publique.

Le degré d’engagement des jeunes croit avec le diplôme, le degré d’insertion professionnelle et le milieu d’origine

Les auteurs du Baromètre ont calculé  un score d’engagement afin de repérer les jeunes s’engageant le plus (d’aucune à huit formes d’engagement.

  • Près de la moitié des jeunes (47 %) ont une participation sélective, limitée à une seule forme d’engagement (27 %) voire à deux (20 %).
  • D’autres jeunes ont des formes d’engagement plus variées, s’étendant à trois formes d’engagement pour 16 % d’entre eux ou encore à quatre formes d’engagement pour 11 %.
  • 13 % des jeunes sont engagés sur presque tous les fronts en totalisant entre 5 et 8 formes d’engagement.
  • Seuls 13 % des jeunes sont en retrait de la vie publique, ne participant d’aucune de ces manières à la vie publique.

« Un engagement accru », commentent les auteurs de l’étude, « va de pair avec l’impression que son avis compte dans les espaces dans lesquels on évolue : les personnes peu engagées se sentent plus fortement ignorées tandis que celles multipliant les formes d’engagement comptent parmi les jeunes se sentant le plus écoutés. Il n’est toutefois pas possible de déterminer dans quel sens joue ce phénomène : le climat socio-économique favorable des catégories s’engageant le plus pourrait amener en lui-même une meilleure prise en compte de l’avis de ces catégories plus favorisées. À l’inverse, venir de milieux modestes pourrait inhiber l’engagement tout comme discréditer la parole ; les deux tendances pouvant se renforcer mutuellement en conduisant les jeunes à éviter les « espaces » dans lesquels leur avis ne compterait pas».

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