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La part des dépenses liées au numérique dans le budget des ménages varie selon le revenu disponible

Alors que les questions de pouvoir d’achat, de vie chère et de dépenses contraintes sont au centre du débat public, nous sommes demandés quelle place le numérique occupe dans le budget des ménages.

La principale source de données pour les questions de budget des ménages est l’enquête « Budget de Famille » réalisée tous les six ans par l’INSEE. Sans l’attente de l’enquête 2016-17, on dispose des données de l’enquête 2011.

Deux approches peuvent être mises en œuvre : l’approche en termes de structure des dépenses des ménages et l’approche en terme de dépenses contraintes (les dépenses pré-engagées dans le vocabulaire de l’INSEE).

La part des dépenses de communications dans le budget des ménages varie selon les CSP

L’enquête sur le budget des ménages de l’Insee permet d’estimer le poids des dépenses numériques dans le budget des ménages.

La nomenclature de l’INSEE  isole, en effet,  les dépenses de « Communications » (qui regroupent les services postaux, les achats de téléphones et télécopieurs, les services de téléphone, internet et les recharges téléphoniques) ainsi que les « équipements audiovisuels, photographiques et informatiques »

Les résultats de l’enquête Budget de famille font apparaitre des écarts significatifs selon les catégories socio-professionnelles pour les  dépenses de communications Celle-ci représentaient 3,7% du budget d’un agriculteur contre 3,8% pour un ouvrier, 4,1% pour un employé et 2,6% pour un cadre.

Les écarts sont moindres pour les dépenses en équipements audiovisuels photographiques et informatiques, qui  représentaient en 2011 1,1 % du budget d’un agriculteur contre 1,4 % pour un ouvrier, et 1,9 % pour un cadre.

Les dépenses de communication représentaient 3,3% du budget des ménages, avec un pic à  4,2% pour les familles monoparentales.

La part des abonnements téléphone-Internet dans le revenu disponible des ménages pauvres atteint 5%

Qualifiées, par l’INSEE de «dépenses pré-engagées», les dépenses contraintes représentent en réalité l’ensemble des dépenses des ménages réalisées dans le cadre d’un «contrat difficilement renégociable à court terme». En d’autres termes, elles peuvent être modifiées seulement au prix d’un effort ou d’une négociation ardue, et représentent une sortie de capitaux stable et prévisible. L’INSEE classe dans cette catégorie les dépenses liées au logement, comme le loyer, l’eau, les combustibles ou l’électricité, ainsi que les services financiers, de télévision, les assurances ou les services de télécommunication.

D’abord, d’après l’Insee, le poids des dépenses contraintes, passé de 12,4% du revenu disponible en 1951 à près de 30% en moyenne 2017, ne cesse de s’accroître dans un mouvement qui s’explique pour «plus des trois quarts» par la hausse des coûts liés au logement.

Les  abonnements représentaient 2 % du revenu disponible (revenus et les prestations sociales perçues  une fois déduits les impôts directs) d’un ménage aisé contre 5 % pour un ménage pauvre.

1492 euros par an pour les abonnements aux services numériques

Selon une étude réalisée fin 2016 par Opinion Way pour le compte de Sofinco, les Français dépensaient en moyenne 1 092 euros par an pour leurs abonnements liés aux technologies (abonnements internet et téléphonie, câble, plateforme de jeux ou de téléchargement, etc) les Français dépensent en moyenne 1 092 euros par an, : soit 91 euros par mois (+ 4 euros par rapport à l’année dernière).

Selon la même enquête, ils consacraient en moyenne 416 euros par an à l’acquisition de matériels et de produits technologiques soit 18 euros de plus qu’en 2015.

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