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22 acteurs publics expérimentent le service A+ pour résoudre blocages administratifs et situations complexes

Une équipe au sein de l’Incubateur de Services Numériques de la DINSIC travaille depuis quelques mois a la mise en oeuvre du service A+.

«A+ s’adresse à l’usager, en situation particulièrement vulnérable, qui a déposé une demande auprès d’une administration et qui ne parvient pas à la faire aboutir : plus de nouvelles de son état d’avancement, refus injustifié selon lui, impossibilité de réunir des pièces ou de remplir correctement des formulaires…».

Blocages, dossiers complexes, situations critiques

«A+ s’adresse donc en particulier à ceux qui ont des dossiers complexes ou atypiques, des difficultés avec le numérique mais également à ceux qui ont des problèmes de communication, avec la langue de l’administration ou tout simplement avec le français».

Le service d’adresse, par exemple, à  une personne sans domicile fixe radiée de plusieurs administrations car elle ne répond pas aux courriers, à un patient hospitalisé (coincé dans son lit sans possibilité de se déplacer pour accomplir ses démarches), ou encore à une femme battue (qui fuit avec ses enfants et qui ne parvient pas à réunir tous les documents relatifs à son ex-mari).

 « A+ va répondre à ces usagers en situation critique en mettant en relation les aidants A+ et les agents A+ à travers une plateforme qui les décloisonne.

  • Les aidants A+ sont ceux qui accueillent le public : personnel en mairie, en CCAS, travailleurs sociaux, défenseurs des droits…
  • Les agents A+ sont les professionnels des organismes de sécurité sociale (CAF, CPAM, CNAV, Pôle emploi, MDPH, DGFIP, conseils départementaux…) qui ont décidé volontairement de répondre à ces sollicitations».

L’expérimentation a débuté à Argenteuil (Val d’Oise) en décembre 2017 et en février 2018 dans les Alpes-Maritimes.

Ce sont aujourd’hui 22 partenaires – administrations centrales, opérateurs de l’Etat et collectivités  utilisent A+ au quotidien pour la résolution des blocages administratifs au service des plus démunis.

A+ est, avec France Connect, Pix, Démarches simplifiées, Pass Culture, Co-construisons ou Competences Pro l’une des 63 « startups d’état ».

A+ en accélération : « L’équipe reçoit de quoi déployer le service sans cesser de l’améliorer, pour en accroître l’impact. L’équipe se renforce et le service est progressivement étendu à de nouveaux usagers. Sur le plan technique, elle s’assure que sa solution est fiable et répond au nombre croissant de demandes. Sur le plan fonctionnel, les retours des utilisateurs permettent d’améliorer le service en continu et de s’adapter aux besoins de tous les publics, jusqu’à ce que ce que l’équipe et l’administration porteuse considèrent que le service est viable ».

Les startups d'état

Une Startup d’État est un service public sans personnalité juridique propre, constituée d’une petite équipe totalement autonome.
Elle est financée par une administration porteuse qui lui garantit un espace de liberté pour innover.
Elle naît de l’identification d’un problème rencontré par les citoyens comme par les agents publics, qu’elle se donne pour objectif de résoudre grâce à un service numérique.

On recensait début novembre 63 Startups d’État incubées dans 6 incubateurs, 21 sorties d’incubation, dont 9 abandonnées.

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