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La France signe le pacte #Pour le Web

A l’occasion du Web Summit de Lisbonne, Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, a annoncé au nom du Gouvernement la signature par la France du pacte #ForTheWeb, lancé par Sir Tim Berners-Lee et la  World Wide Web Fondation.

Depuis quelques années, Berners-Lee multiplie les prises de position publiques  pour alerter sur les problèmes d’Internet : la perte de contrôle sur nos données personnelles, désinformation et publicité ciblée (« Le web a échoué à servir l’humanité comme il aurait dû le faire»).

La France est le premier pays à signer ce pacte.

Les principes du « Pacte pour le web »

« Le Web a été conçu pour rassembler les gens et rendre les connaissances librement disponibles. Tout le monde a un rôle à jouer pour que le Web soit utile à l’humanité. En adhérant aux principes suivants, les gouvernements, les entreprises et les citoyens du monde entier peuvent contribuer à protéger le Web ouvert en tant que bien public et droit fondamental pour tous.

Les gouvernements s’engagent à :

  • S’assurer que tout le monde peut se connecter à Internet, afin que n’importe qui, quels que soient son identité ou son lieu de résidence, puisse participer activement en ligne.
  • Maintenir la disponibilité constante d’Internet, afin que personne ne soit privé de son droit à un accès complet à Internet.
  • Respecter le droit fondamental des personnes à la vie privée, afin que tout le monde puisse utiliser Internet librement, en toute sécurité et sans crainte.

Les entreprises s’engagent à :

  • Rendre Internet abordable et accessible à tous afin que personne ne soit exclu de l’utilisation et du futur du Web.
  • Respecter la vie privée et les données personnelles des consommateurs, et permettre aux personnes de garder le contrôle de leur vie privée et de leur vie en ligne.
  • Développer des technologies qui appuient le meilleur de l’humanité, afin que le Web soit réellement un bien public qui donne la priorité aux gens.

Les citoyens s’engagent à :

  • Être des créateurs et des collaborateurs sur le Web, afin que celui-ci présente un contenu riche et pertinent pour tout le monde.
  • Construire des communautés fortes qui débattent  de manière  civile et respectent la dignité humaine, pour que tout le monde se sente en sécurité et bienvenu(e) en ligne.
  • Se mobiliser pour que le Web reste ouvert et constitue une ressource publique universelle pour les utilisateurs du monde entier, aujourd’hui et à l’avenir.

Nous nous engageons à respecter ces principes et à impulser un processus de délibération afin de créer un « contrat pour le Web » complet, qui définira les rôles et les responsabilités des gouvernements, des entreprises et des citoyens. Les défis auxquels le Web est confronté aujourd’hui sont redoutables et ont des impacts sur tous les aspects de nos existences, non seulement lorsque nous sommes en ligne. Si nous travaillons ensemble et que chacun de nous assume la responsabilité de ses actes, nous pouvons préserver un Web réellement au service de tous et de toutes.

The Case for the Web

Lancé dans le cadre de la campagne #ForTheWeb, le rapport The Case for the Web réfléchit sur ce que le Web a permis à l’humanité d’accomplir au cours des 30 dernières années, examine les tendances actuelles qui menacent son avenir et décrit les mesures que nous devons prendre pour inverser ces tendances et assurer que le Web demeure libre et ouvert pour tous.

« Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le Web sont nombreuses et multiformes. Plus de la moitié de la population mondiale est encore déconnectée et la croissance des internautes ralentit considérablement. La puissance distribuée du Web s’est déplacée pour tomber entre les mains de quelques-uns seulement, les abus en ligne sont en hausse et le contenu que nous voyons est de plus en plus susceptible d’être manipulé. Plus de 1,2 milliard d’internautes vivent dans des pays où la neutralité du réseau n’est pas protégée et plus de 1,5 milliard de personnes vivent dans des pays ne disposant pas d’une législation complète sur la protection des données personnelles, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux incidents de plus en plus fréquents impliquant des violations des données personnelles ».

Ce rapport présente un certain nombre de recommandations stratégiques «pour un web accessible et abordable pour tous, sûr et accueillant pour tous  et qui  renforce les capacités pour tous ».  Il propose, notamment, de travailler à l’avènement d’un Web « multilingue et diversifié, qui traite tout le trafic en ligne de la même manière  et qui restitue  le pouvoir aux gens».

Paris accueillera la Digital Week  du 11 au 14 novembre

La Paris Digital Week combine  trois sommets internationaux de premier plan : le Forum de Paris sur la paix, le Forum sur la gouvernance de l’Internet (FGI) et le Sommet des govtech.

  • Le FGI examine les questions liées à la gouvernance et à l’organisation de l’Internet. La réunion de Paris, intitulée Pour un internet de la confiance, sera l’occasion d’aborder l’avenir de l’Internet, à travers les défis de la confiance, de la régulation, de la sécurité, de la stabilité, et du rôle des acteurs étatiques, institutionnels ou non-étatiques. Plus de 2000 participants sont attendus.
  • Le sommet des GovTech rassemblera innovateurs et décideurs européens, investisseurs et universitaires, gouvernements et collectivités locales, ainsi que membres de la société civile, pour imaginer le gouvernement technologique de demain. Le sommet centrera plus particulièrement ses travaux sur les façons de soutenir l’émergence d’un écosystème européen d’innovateurs au service de la sphère publique, afin d’améliorer l’utilisation des nouvelles technologies dans le secteur public et la collaboration entre Etats et startups.

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