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Les bibliothèques et l’inclusion numérique : tout dépend du contexte territorial

L’ADBGV (Association des directrices et directeurs de bibliothèques municipales et de groupements intercommunaux des villes de France) consacrait  le 9 octobre à Grenoble, sa journée d’étude annuelle, au rôle des bibliothèques dans l’inclusion numériqueComment répondre aux besoins induits par l’essor du numérique ? Quelle est la place de la bibliothèque dans une politique locale d’inclusion numérique ? Jusqu’où aller ? Pouvons-nous répondre à tous les besoins induits par l’essor de la dématérialisation et de l’e-administration ? Quelle complémentarité au sein des villes ?

Dans un entretien accordé à la Gazette des Communes,  Malik Diallo, président de  l’ADBGV revient sur le  rôle que les bibliothèques pourraient  jouer en matière d’inclusion numérique ?

« La première question qui se pose à nous est « jusqu’où aller ? ». C’est le titre que nous avions donné à la journée d’études organisée le 9 octobre à Grenoble. Ce débat renvoie vers une autre question : une bibliothèque doit-elle tout faire seule ? Les bibliothèques peuvent très bien constituer une sorte de « hub » orientant les usagers vers les services compétents. Dans ce cas, il s’agit de faire de la mise en relation. Sur ce point, il n’y a pas de débat dans la profession.

Certaines bibliothèques vont plus loin en optant pour la mise en place de partenariats avec des services publics ou associations compétentes. Par exemple, la bibliothèque peut envisager de faire venir sur place des agents des impôts pour les déclarations de revenus en ligne, ou des représentants de Pôle Emploi. Ce genre de services sert d’ailleurs aussi aux usagers autonomes en matière de  numérique. Dans ce cas-là, les bibliothécaires font de la coordination. Là encore, la  profession est  partante pour jouer ce rôle.

Nous avons vu aussi que certaines bibliothèques avaient commencé à aller sur le terrain de l’accompagnement des usagers pour les démarches en ligne. Ce cas de figure soulève notamment la question de la responsabilité juridique des bibliothécaires qui « font à la place de ». Certains professionnels estiment que ce n’est pas de notre ressort.

Cependant, sur certains territoires, ce choix peut s’imposer. Par exemple, quand il  n’y a à proximité aucun service public proposant cette aide. Dans ce cas-là, les bibliothécaires se disent que la proposer dans leur équipement a du sens. Pour chaque mode d’intervention, il faut donc toujours prendre en compte le contexte territorial».

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