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Eurobaromètre : fréquemment confrontés à des nouvelles qu’ils jugent « fausses », les Français ont confiance dans leur capacité à les identifier

Alors qu’un groupe d’experts indépendants doit prochainement rendre publiques ses recommandations pour combattre les « fake news », la Commission européenne vient de publier les premiers résultats d’un Eurobarométre mené auprès de 26 000 citoyens européens.

Selon cette enquête, si les médias en ligne ne sont jugés fiables par 26 % des Européens (28 pays de l’Union), la presse imprimée recueille, elle, 63 % d’opinions favorables et la radio 70 %.

Le niveau de confiance quant aux informations diffusées par la presse est nettement plus élevé en France (71 %) que pour la moyenne européenne (63 %). Si on s’intéresse plus spécifiquement au niveau de confiance dans la presse chez cinq de nos principaux partenaires, (Allemagne, Espagne, Italie, Suède et Royaume Uni), on observe que les Français figurent au deuxième rang (71 %) avec les Allemands (70 %), derrière les Suédois (81 %), mais nettement devant les Britanniques (56 %) ou les Espagnols (56 %).

Le niveau de confiance quant aux informations diffusées par les réseaux sociaux est comparable en France (27 %) et en Europe (26 %). Ce niveau de confiance est plus élevé en France (27 %) qu’en Allemagne (17 %) ou en Italie (19 %).

37 % des Européens interrogés sont confrontés fréquemment (tous les jours ou presque tous les jours) des « fausses nouvelles ou qui déforment la réalité » (75 % en France). Les répondants ayant un niveau d’éducation plus élevé seraient plus nombreux à les rencontrer. Les Français (75 %) et les Espagnols (78 %) y sont plus souvent confrontés (ou manifestent une plus grande vigilance à leur égard) que les Allemands (68 %).

71 % des Européens interrogés ont confiance dans leur capacité à identifier les fausses nouvelles ou qui déforment la réalité (73 % en France). La confiance dans la capacité à les repérer est plus élevée au Royaume Uni (79 %), en France (73 %) et en Espagne (73 %) qu’en Allemagne (55 %) ou en Suède (66 %).

85 % des Européens interrogés perçoivent les fausses nouvelles « comme un problème dans leur pays » (85 % en France). Cette préoccupation atteint un niveau plus élevé en Italie (90 %).

83 % des Européens interrogés (81 % en France perçoivent les fausses nouvelles comme un problème pour la démocratie en général. Cette préoccupation est plus accusée en Espagne.

Ce sont les journalistes (45 %), les autorités nationales (39 %) et les directions des médias (36 %) qui apparaissent comme les mieux placés pour agir face à la propagation des fausses nouvelles. Pour les Français (56 %), les Espagnols (52 %) et les Allemands (41 %), cette responsabilité incombe, en premier lieu, aux journalistes. Pour les Britanniques et les Suédois (52 %), elle revient d’abord aux directions des médias (46 %). Les Italiens, en revanche, se tournent prioritairement vers les autorités nationales (46 %).

Le niveau relativement élevé de défiance des Français vis-à-vis des informations diffusées sur les réseaux sociaux (57 %), l’impression d’être fréquemment confronté à des « fausses nouvelles » (75 %), leur sentiment de confiance élevé quant à leur capacité à les identifier (73 %) sont probablement à mettre en regard avec le niveau relativement élevé de pratique du partage d’information sur les réseaux sociaux. 43 % d’entre eux partagent les informations que d’autres ont partagées avec eux, 34 % d’entre eux partagent des informations qu’ils ont trouvées eux-mêmes et 57 % lisent ce que leurs amis ont partagé. Le cumul de ces 3 pratiques les place nettement au-dessus de la moyenne européenne.

L’enquête a été menée par téléphone du 7 février au 9 février 2018 auprès de 26 576 Européens âgés de plus de 15 ans.

Photo: Wokandapix (Creative Commons)

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